Le toucher relationnel en fin de vie, un art délicat
- Pascal André et Sylviane Bigaré
- 17 févr.
- 2 min de lecture
Les 18 janvier et 8 février derniers, deux journées de formation consacrées au toucher relationnel en fin de vie ont rassemblé plusieurs participantes désireuses d’approfondir une approche sensible et profondément humaine de l’accompagnement. Ces formations étaient organisées par les doulas de fin de vie et financées en partie par la Fondation Ginette Louviaux.

Animées par Pascal André, massothérapeute et thanadoula, ces rencontres ont proposé un équilibre subtil entre apports théoriques, temps de recentrage personnel et apprentissage de gestes concrets adaptés au contexte de la fin de vie.
La première journée, qui s’est tenue le 18 janvier à Genappe, était consacrée à une introduction au toucher relationnel. Les participantes ont été invitées à réfléchir à la place du corps et du toucher en soins palliatifs, au consentement, à la qualité de présence et à l’éthique du contact. Une attention particulière a été portée à la notion de toucher comme langage, parfois le dernier encore accessible lorsque les mots s’effacent. La journée s’est prolongée par l’apprentissage du massage des mains, un toucher simple, accessible et sécurisant, permettant d’entrer en relation tout en apportant détente et réconfort.
La seconde journée, organisée le 8 février à Lasne, a approfondi la pratique à travers le massage des pieds et de la tête. Ces zones, riches en terminaisons nerveuses, ont été abordées comme des espaces privilégiés pour favoriser l’apaisement, la détente et le sentiment de sécurité. La formation a également intégré des temps de « météo intérieure », invitant chacun à prendre conscience de son propre état physique et émotionnel avant d’entrer en relation avec l’autre.
Au fil de ces deux journées, les participantes ont pu expérimenter un toucher lent, respectueux et ajusté, loin de toute recherche de performance. Plus qu’une technique, le toucher relationnel s’est révélé comme une posture d’accompagnement, basée sur l’écoute, la présence et la reconnaissance de la personne jusque dans sa fragilité.
Ces formations ont offert un espace précieux pour apprendre à « être là », simplement, par le regard, la parole et le toucher, au cœur de l’accompagnement de la fin de vie.










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